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La proposition de M. Diop : Introduire les paiements par les clients |
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La proposition de M. Diop : Introduire les paiements par les clientsM. Diop, superviseur de terrain régional pour les services publics de planification familiale, souhaite la bienvenue aux huit responsables de formations sanitaires qu'il supervise et présente le programme qu'il a affiché sur le mur. «Lors de notre réunion du mois dernier,» dit-il, «nous avons parlé du projet pilote que le Ministère de la Santé prévoit de lancer pour tester la possibilité de faire payer pour les services de planification familiale. Hier, le Ministère m'a informé que notre zone avait été choisie pour ce projet pilote. Lorsque nous avons parlé le mois dernier des services payants, certains d'entre vous craignaient qu'en faisant payer pour les services de planification familiale, on pouvait décourager certaines clients. Je sais que la question de paiement est délicate. Pourtant le Ministre nous a demandé de lui présenter des idées sur la manière de le faire.» Les responsables de formations sanitaires furent muets pendant une minute. C'est Mme Traore qui fut la première à prendre la parole. «Les services publics ont toujours été gratuits. Je pense qu'il est déconseillé de demander aux gens de payer pour des services de planification familiale.» Mme Sidibe se redressa sur sa chaise. «C'est une manière de voir les choses. Mais nous offrons un service précieux. Les gens attachent souvent plus d'importance aux choses qu'ils paient, même si ce n'est qu'une petite somme. Je pense que si les couples doivent payer pour la contraception, ils seront plus motivés pour l'utiliser.» «Je suis d'accord avec vous,» dit M. Coulibaly. «Mais certaines clientes sont vraiment trop pauvres pour payer. Pourrait-on les dispenser du paiement?»
«Les clientes dans ma formation sanitaire ont un peu d'argent au moment de la récolte, mais par la suite, elles sont à court d'argent,» dit Mme Diakite. «Peut-être pourrions-nous les dispenser du paiement pendant les saisons où elles manquent d'argent?» «Nous pourrions suggérer au Ministère un système qui permet d'exonérer du paiement certaines clientes,» répliqua M. Diop. «Mais il nous faudra fixer des critères pour identifier les clientes qui ne peuvent pas payer.» «Dans notre formation sanitaire, certaines des clientes sont en mesure de payer et sont également très occupées,» dit M. Ba. «Ce type de cliente serait prêt à payer pour obtenir un rendez-vous fixe pour éviter l'attente.» «Peut-être pourrions-nous offrir aux clientes la possibilité d'avoir un rendez-vous. On pourraitalors les faire payer plus que les clientes qui arrivent n'importe quand,» dit M. Diop. «Je pense que ce système sera difficile à mettre en place,» répliqua Mme Traore. «Je pense qu'un barème qui fixe les montants en fonction des revenus des clientes et de la dimension de la famille serait une solution plus pratique. J'aimerais comprendre mieux comment le système pourrait fonctionner et comment nous pourrions l'administrer.» M. Diop a ensuite demandé aux différents responsables de préparer un plan comprenant l'information nécessaire pour décider de ce qui est payable, de qui devrait payer et combien faire payer, ainsi que des changements administratifs nécessités par les services payants et des mesures que chaque responsable de formation sanitaire devra prendre avant de commencer à faire payer pour les services.
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