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Le centre de santé de Niarela cherche à intégrer les activités de MST/VIH à leurs services de santé |
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Table des Matières « Comme vous le savez » commence le Docteur Magali Soumare, responsable du centre de santé de Niarela devant le personnel, les membres de la communauté et les visiteurs, « depuis six mois, nous prévoyons d'intégrer des activités de MST/VIH à notre programme de planification familiale et de soins de santé maternelle et infantile. Jusqu'à présent, nous avons conduit une évaluation de besoins dans la communauté et nous avons élaboré une liste de stratégies possibles. Les étapes suivantes consisteront à sélectionner les activités appropriées en fonction des besoins identifiés, de nos capacités de gestion et de notre budget, à choisir les activités que nous allons réaliser et à déterminer comment ajuster nos systèmes de gestion pour soutenir ces activités. « Aujourd'hui, nous avons la chance d'avoir parmi nous le Docteur Kabore du siège régional de notre organisation. Il est ici pour nous aider à considérer les types d'ajustements de nos systèmes de gestion que nous devrons peut-être considérer afin d'intégrer les activités de MST/VIH à nos services. Examinons d'abord les résultats de notre évaluation de besoins. » Madame Diagne, conseillère-infirmière, se lève : « Notre évaluation de besoins montre que le groupe présentant le risque le plus élevé de transmission des MST dans notre région est constitué par les hommes-camionneurs de retour chez eux pendant les congés. Un certain nombre de leurs épouses ont des MST et certaines sont séropositives. Certains de leurs enfants sont aussi séropositifs. » « Merci » dit le Docteur Soumare. « Voyons à présent ce que notre obstétricien, le Docteur Ouedraogo souhaite nous communiquer à propos des stratégies et des activités possibles. » « Nous avons déterminé que notre principale stratégie est d'offrir une éducation et des services ciblant essentiellement les femmes (car elles viennent déjà consulter nos services) ainsi que les hommes de la communauté qui présentent le risque de contracter et de transmettre des MST afin de diminuer l'incidence de nouvelles infections dans la communauté » fait savoir le Docteur Ouedraogo. « Les premières activités que nous aimerions proposer sont d'organiser des séances d'information dans nos salles d'attente pour notre clientèle féminine et d'offrir des services de counseling à tous nos clients en matière de MST et de VIH/SIDA. Ensuite, nous aimerions vendre des condoms à des prix abordables et commencer un programme d'éducation communautaire pour informer les hommes-camionneurs des dangers des MST et du VIH/SIDA et de l'importance de se protéger et de prendre les mesures nécessaires pour ne pas transmettre les infections. A l'avenir, nous aurons probablement nos propres services de dépistage et de traitement et nous pourrons commencer un programme pour éduquer les adolescents sur les comportements sexuels responsables car plus tard ils seront les adultes avec lesquels nous travaillerons. » M. Ba, responsable financier lève la main. « Ces activités sont nécessaires mais je me demande si elles sont vraiment pratiques vu nos capacités et notre budget » dit-il. « Prenons par exemple les MST et le VIH. Je me demande où nous allons trouver l'argent nécessaire pour la formation du personnel nécessaire pour cette activité. » Le Docteur Soumare se lève rapidement. « Ce que vous dites est très juste M. Ba. De nos jours, toutes les organisations sanitaires ont des problèmes budgétaires. Mais lors d'une réunion régionale récente, nous avons appris que d'autres centres de santé comme le nôtre commencent à organiser des séances de counseling comme celles que nous voulons faire. Ils ajustent leur budget de manière à intégrer la formation nécessaire pour ces nouvelles activités. Nous pourrions peut-être prendre exemple sur ce qu'ils ont fait quand nous serons prêts à lancer cette activité. » « Comment ferons-nous pour obtenir un approvisionnement régulier en condoms ? » demande M. Ba. « Nous avions des problèmes de logistique avant. Peut-être que notre visiteur pourra nous offrir quelques suggestions. » Le Docteur Kabore de l'organisation affiliée se lève et s'incline devant le groupe. « J'aimerais vous féliciter du travail que vous avez fait jusqu'à présent pour identifier les besoins de vos clients et mettre au point une liste des stratégies et d'activités possibles. Avez-vous songé à la manière dont ces activités pourraient affecter vos systèmes de gestion ? » « Je pense que les ressources humaines constituent le premier système de gestion qu'il faut envisager » dit le Docteur Ouedraogo. « Notre personnel devra perfectionner ses compétences de communication afin de pouvoir organiser des sessions avec les femmes en vue de leurs présenter les risques de contracter les MST et les manières de s'en protéger. Nous aurons besoin de protocoles et de directives à jour portant sur la transmission des MST. Nos superviseurs devront rédiger de nouvelles descriptions de tâches et apporter le soutien nécessaire au personnel qui utilise les nouvelles techniques et compétences. Et il nous faudra voir si nous devons recruter de nouveaux membres. » « La logistique est un autre système de gestion qui mérite toute l'attention nécessaire » continue le Docteur Kabore. « Vous aurez besoin d'un approvisionnement fiable en condoms, tel que le remarque M. Ba. Il faudra de bonnes procédures pour calculer et prévoir vos besoins. De bons protocoles de stockage et d'inventaire sont également importants. « Et le troisième système qui doit bien fonctionner pour soutenir vos services intégrés est votre système d'information de gestion. Vous devez faire des ajustements dans vos dossiers de clients et vos registres afin de suivre l'information dont vous avez besoin pour vos nouveaux services. En plus il est bon de disposer de données de départ que vous pouvez collecter en faisant des interviews avec les clients à la sortie ou en organisant des groupes de discussion focalisée. Cela vous aidera par la suite à évaluer si vos clients modifient effectivement leurs attitudes et leur comportement. Cela vous aidera également à connaître les opinions des clients à propos de la qualité des nouveaux services. » Le Docteur Soumare se lève. « Un grand merci Docteur Kabore pour cette présentation claire. Nous avons bien des choses à étudier pour planifier l'intégration de ces activités. Nous sommes ravis des possibilités et bien heureux de pouvoir compter sur votre participation dans les jours qui viennent pour définir nos prochaines étapes. »
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