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Madame Traoré fait une évaluation interne pour mesurer la performance du programme
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Madame Traoré fait une évaluation interne pour mesurer la performance du programmeMadame Traoré se prépare pour sa visite de fin d'année avec Madame Djénéba, coordinatrice de la planification familiale pour l'état de Darwa. Superviseur de la planification familiale pour la Zone 3, Madame Traoré est chargée de superviser des services de planification familiale dans les quatre centres de la zone. Le centre Côtier, situé à Kura, ville portuaire, a une infirmière qui fournit toutes les méthodes de planification familiale offertes par le programme -DIU, pilule, injectable et condom. Les clients souhaitant des services de stérilisation sont envoyés à l'hôpital central de Kura. Les clients du centre Côtier ont des familles plus petites et une majorité des femmes ont terminé l'enseignement secondaire. Le centre des Collines est situé à Waha, ville comptant plus ou moins le même nombre d'habitants que Kura. Là aussi, l'infirmière a reçu une formation pour fournir toutes les méthodes offertes par le programme et envoie les clients demandant des services de stérilisation à l'hôpital de Kura. Environ la moitié des clients desservis par le centre des Collines sont venus des zones rurales s'installer à Waha. Les deux centres rurauxOuest et Nordont été créés en 1995 pour desservir la population rurale. Les deux centres ont pour clientes des femmes qui tendent à avoir des familles plus grandes et qui sont moins instruites que celles des centres urbains. L'infirmière dans chacun de ces centres fournit la pilule, les injectables et les condoms et envoie les clients désirant des services de stérilisation à l'hôpital de Kura. Le centre à l'Ouest est situé dans une ville de taillemoyenne dans la plus grande région géographique de la zone. Les routes sont praticables neuf mois par an mais peuvent être fermées pendant des journées lors de la saison des pluies. Le centre au Nord dessert une région qui est plus petite que celle du centre Ouest mais légèrement peuplée. Madame Traoré se retourne lorsqu'elle entend frapper à la porte. "Ah, Madame Djénéba, veuillez entrer et vous asseoir," commence Madame Traoré. Les deux femmes discutent pendant quelques minutes en prenant un rafraîchissement et, ensuite, commencent à discuter de la performance du programme de l'année passée. "Lorsque nous nous sommes rencontrées pour discuter au début de l'année," commence par dire Madame Djénéba, "nous nous sommes mises d'accord sur deux objectifs à long terme pour le programmeaugmenter le nombre de clientes utilisant des méthodes à effet durable et étendre la couverture dans les zones rurales. D'après vous, est-ce que le programme est en train d'atteindre ces objectifs ?" "Comme vous le savez, je me suis concentrée cette année sur l'évaluation du programme," répond Madame Traoré. "J'ai examiné toutes les données du programme réunies depuis l'ouverture des centres Côtier et des Collines fin 1993. J'ai également demandé à chaque centre d'organiser des interviews à la sortie pour juger de la satisfaction des clients et tout le monde a participé à lexamen des chiffres des centres, aussi disposons-nous de beaucoup de données. Je viens de terminer une autre série de visites dans les centres. Dans chacun des centres, j'ai organisé une réunion du personnel pour discuter de la manière dont les choses se déroulaient et pour voir si le personnel pensait que le centre était en train d'atteindre les objectifs à longterme du programme." "Voyons d'abord les données du programme pour voir quelle a été la performance générale cette année," propose Madame Djénéba. Après avoir observé les données, Madame Djénéba demande, "Qu'avez-vous appris à propos de la performance des centres pris individuellement ?" "Je suis bien contente que nous disposions de chiffres initiaux pour les utilisatrices de la pilule et des injectables. A présent, nous avons une base pour mesurer les progrès que nous avons faits. Nous pensions voir, en 1996, dans chacun des centres ruraux, environ 100 nouvelles utilisatrices de la pilule et 65 nouvelles utilisatrices des injectables," continue Madame Traoré. "Comme vous le voyez à partir de ces données, nous n'avons pas atteint ces objectifs. Lors des réunions que j'ai tenues avec le personnel des cliniques, nous avons discuté des résultats des diverses évaluations telles que les interviews à la sortie avec les clientes, les analyses des données du programme et les observations du personnel. De fait, le personnel des centres Ouest et Nord venait de terminer une série d'interviews à la sortie qui avait durée un mois. Leurs conclusions ont aidé à expliquer pourquoi ils n'atteignaient pas leurs objectifs. Un grand nombres des femmes interviewées disaient qu'il leur était bien difficile de revenir aussi souvent au centre pour obtenir de nouvelles plaquettes de pilules ou une nouvelle injection. Les femmes qui se rendaient au centre Ouest ont dit qu'il leur fallait généralement une demi-journée pour le déplacement et qu'un grand nombre de leurs amies étaient intéressées à la planification familiale mais n'avaient pas le temps de se rendre au centre. Vous pouvez voir à partir des données duprogramme que la performance est plus ou moins la même entre les deux centres ruraux mais pas du tout la même entre les deux centres urbains. La performance au centre des Collines a été particulièrement mauvaise. Le personnel pense que c'est dû au fait qu'il dessert une importante population de migrants venant des zones rurales qui, d'habitude, ne sont pas bien informés sur la planification familiale et sur nos services. Le centre Côtier a un bon nombre de clients et a dépassé ses objectifs sur le plan de la planification familiale. Mais la prévalence des MST et du SIDA préoccupe beaucoup le personnel car de plus en plus de cas sont diagnostiqués chaque mois. "Excellent," dit avec enthousiasme Madame Djénéba, "Je vous félicite pour votre évaluation. Je vois que vous avez fait un bon travail en ce qui concerne la planification et la réalisation de l'évaluation. Je me demande si vous avez eu l'occasion d'écouter les opinions du personnel quant à la manière de résoudre ces problèmes et si vous pensez que nous devons faire des changements au programme." "A chaque centre, nous avons passé un certain temps à parler des changements que souhaite le personnel," dit Madame Traoré. "Lors de notre discussion au centre Ouest, le personnel a proposé de démarrer un programme de distribution à base communautaire pour que les clientes n'ait plus à se déplacer aussi loin pour se rendre au centre. Je pense que nous devrions effectivement envisager cette possibilité si nous voulons atteindre notre but qui est d'étendre la couverture dans les zones rurales. Le personnel au centre urbain a proposé davantage d'activités d'éducation des clientes, surtout à propos des MST et du SIDA. Certaines de leurs clientes ontégalement demandé si nous fournissions le Norplant®." Madame Traoré a sorti un tableau récapitulatif (voir linséré) montrant les données du programme de ces trois dernières années et les deux femmes ont discuté de l'avenir du programme. Questions pour la discussion1.En examinant l'information fournie dans l'étude de cas et les données que Madame Traoré a présentées, quels sont les facteurs que Madame Traoré et Madame Djénéba vont considérer en décidant s'il faut ou non concevoir et réaliser un programme de distribution à base communautaire (DBC) ? Quelle est l'information supplémentaire qu'elles devraient obtenir pour prendre cette décision ? 2.En fonction des données récapitulatives, quelles sont les questions dont Madame Traoré pourrait discuter lors de sa prochaine visite de supervision au centre des Collines ? 3.Qu'est-ce qui est important dans la manière dont Madame Traoré a réalisé le processus d'évaluation ? Inséré pour de l'étude de cas : Madame Traoré fait une évaluation interneRécapitulatif des données du programme pour la Zone 3[Les Graphigues ne sont pas inclus dans cette Version] 1.En examinant l'information fournie dans l'étude de cas et les données que Madame Traoré a présentées, quels sont les facteurs que Madame Traoré et Madame Djénéba vont considérer en décidant s'il faut ou non concevoir et réaliser un programme de distribution à base communautaire (DBC) ? Quelle est l'information supplémentaire qu'elles devraient obtenir pour prendre cette décision ? Le personnel des deux centres rurauxles centres Ouest et Nordont proposé d'introduire un programme de distribution communautaire. Il a réuni des données qualitatives des interviews faites à la sortie avec les clientes dans les deux centres, indiquant que les femmes se plaignaient de devoir revenir aussi souvent pour un réapprovisionnement en pilules ou une injection de Depo et du temps qu'elles mettaient pour se rendre au centre. Les statistiques dans les données du programme montrent que, en plus des problèmes pour atteindre les objectifs initiaux, les nouvelles clientes ne reviennent pas pour leur réapprovisionnement en contraceptifs. Un programme de DBC pourrait servir les clientes qui sont dans l'incapacité de faire un déplacement aussi longue pour atteindre le centre. Un programme de DBC pourrait également fournir une éducation sur d'autres services tels que les MST et le SIDA, touchant peut-être ainsi des personnes qui risquent de déménager à l'avenir vers des zones urbaines. La mise en place d'un nouveau programme de DBC demande un engagement important en ressources financières et humaines. Madame Djénéba devra revoir attentivement son budget pour voir si elle peut trouver des ressources supplémentaires. Elle devra également voir s'il existedes sources de financement centrales ou locales pour soutenir le programme. Ensemble, Madame Traoré et Madame Djénéba pourraient décider de prendre des ressources d'un centre pour les affecter à un autre. Peut-être faudra-t-il augmenter le nombre de personnes travaillant aux centres Nord et Ouest pour répondre à la demande accrue qui peut être créée par les références du programme de DBC. Généralement, les programmes de DBC sont chers en raison du coût de la supervision nécessaire pour maintenir un niveau élevé de services et, par conséquent, le personnel clinique devra élaborer une stratégie pour superviser le programme. Madame Traoré devrait également parler au personnel d'autres programmes qui ont mis en place des services de DBC pour profiter de leur expérience. Il existe un certain nombre de facteurs qu'il faut considérer en mettant en place un programme de DBC. Il s'agit entre autre des facteurs suivants :
2.En fonction des données récapitulatives, quelles sont les questions que Madame Traoré pourrait discuter lors de sa prochaine visite de supervision au centre des Collines ? En comparant les données des deux centres urbains, on note un certain nombre de différences de performance. Lors d'une visite de supervision au centre des Collines, Madame Traoré pourrait examiner de plus près les opérations du centre pour déterminer les éléments suivants :
3.Qu'est-ce qui est important dans la manière dont Madame Traoré a réalisé le processus d'évaluation ? Le programme a fixé deux objectifs à long terme et a réuni des données tout au long de l'évaluation qui aideront Madame Traoré et Madame Djénéba à mesurer les progrès du programme pour voir s'il atteint ces objectifs. En utilisant des approches multiplesanalyses de données du programme, interviews à la sortie, réunions avec le personnel, observations individuelleson peut réunir une plus grande quantité d'informations et avoir un certain nombre de points de vue différents, ce qui permettra probablement d'arriver à des solutions bien pensées et plus réalistes. Le processus utilisé par Madame Traoré est très participatif. Elle engage le personnel responsable de la réalisation du programme, créant ainsi un sentiment dappropriation et de responsabilité. Le personnel de clinique a eu un certain nombre de bonnes idées qui sont envisagées par leurs supérieurs. La manière dont Madame Traoré a réalisé l'évaluation montre qu'elle est prête à apprendre du personnel et qu'elle accorde de la valeur à ses idées et à son expérience. Le rapport qu'elle a établi avec le personnel s'avérera fort utile lorsqu'on essayera de procéder aux changements dans le programme.
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