|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Table des Matières
Proposition pour la région d'AgabesM. Suleiman, Directeur des services de planification familiale de la région d'Agabes, leva les yeux lorsque M. Al Fawas pénétra dans la salle, «Ah, vous êtes arrivé M. Al Fawas! Nous sommes désolés que vous ayez eu des ennuis ce matin», dit M. Suleiman. «Votre secrétaire nous a appelés pour nous mettre au courant des problèmes que vous aviez eu avec votre voiture. Nous pourrions faire une pause-café maintenant ce qui me permettrait d'informer M. Al Fawas de ce dont nous avons discuté jusqu'à présent.» Pendant que les quatre autres directeurs de formation sanitaire de la région d'Agabes et plusieurs membres du personnel régional discutaient autour d'un café, M. Suleiman entraîna M. Al Fawas à l'écart. «La situation est la suivante», commença M. Suleiman. «Le directeur du Programme national de planification familiale est inquiet de ce que le taux d'utilisation des contraceptifs n'a pas beaucoup augmenté au cours des trois dernières années. Les statistiques de services de notre région montrent qu'alors que les formations sanitaires continuent d'attirer de nouveaux utilisateurs, le pourcentage de discontinuation est de 27 %. Ceci est particulièrement préoccupant lorsque l'on sait que l'espacement des naissances pourrait réduire le taux élevé de mortalité maternelle et infantile. Comme vous le savez, un récent sondage a démontré que la principale raison de l'abandon des contraceptifs est que les utilisateurs connaissent mal les méthodes et leurs effets secondaires potentiels. Il y a deux semaines, lors de la réunion des directeurs régionaux du pays, le Ministère a demandé à chacun d'entre eux de présenter des propositions de projets régionaux qui pourraient améliorer le taux d'utilisation des contraceptifs et réduire le taux de discontinuation afin qu'il tombe à une moyenne nationale de 15 %. Il y a des fonds disponibles et le ministère sélectionnera la meilleure proposition comme programme pilote du pays.» Quelques instants plus tard, chacun regagnait son siège. M. Suleiman commença : «Au cours des deux semaines passées, j'ai rencontré Mme Diara à plusieurs reprises et nous avons mis au point un programme pilote en vue de faire baisser le taux de discontinuation dans la région. Nous aimerions vous le présenter maintenant et avoir vos commentaires avant que M. Mukasa, le responsable financier, ne nous donne les renseignements dont nous aurons besoin pour le budget. Mme Diara va vous exposer nos idées.» Mme Diara, Directrice du programme de planification familiale, classa ses notes et commença : «Ainsi que l'a mentionné M. Suleiman avant la pause-café, le récent sondage sur l'utilisation de contraceptifs a révélé que nous avons un problème avec les femmes qui commencent à utiliser les contraceptifs et arrêtent parce qu'elles ne connaissent pas bien leurs effets secondaires. Cela est peut être dû au fait que les clientes ne comprennent pas suffisamment les informations qu'elles reçoivent à la formation sanitaire ou bien parce qu'elles oublient comment s'en servir. Nous sommes conscients que, comme un fort pourcentage des clientes ne savent pas lire, les documents écrits ne peuvent guère aider. Vous devriez discuter de ce problème avec le personnel de votre formation sanitaire et réfléchir à d'autres moyens d'améliorer l'éducation des clientes. «Ce qu'il faut discuter aujourd'hui», poursuivit Mme Diara, «c'est comment nous pourrions mieux servir les nouvelles utilisatrices et les garder dans le programme. Nous proposons un projet qui pourrait avoir recours à des agents pour visiter les foyers des femmes qui ont discontinué récemment la contraception. Chaque formation sanitaire de la région pourrait avoir un agent à qui il donnerait les noms des clientes qui ont manqué dernièrement un rendez-vous et leur demanderait d'aller leur rendre visite. Comme quelques-unes des formations sanitaires desservent davantage de clientes, nous proposons la création d'emplois à mi-temps d'agents communautaires pour les plus petites formations sanitaires et à plein temps pour les trois plus importantes. Le travail de ces agents serait de découvrir pourquoi chaque cliente a arrêté de venir à la formation sanitaire et de chercher à comprendre ses préoccupations. L'agent fera en sorte que chaque cliente comprenne la gamme de méthodes offertes par le programme et lui demandera si elle souffre actuellement d'effets secondaires et, dans ce cas, lui expliquera les risques liés aux derniers.» Mme Diara fit une pause, et Mme Azizi, une des responsables de la formation sanitaire, demanda : «Est-ce que le programme recrutera-t-il de nouvelles personnes pour ces postes?» «Oui», répliqua Mme Diara. «Nous projetons d'engager cinq personnes pour occuper ces postes et de leur donner trois jours d'orientation et de formation. M. Suleiman a demandé si je pouvais réorganiser mes responsabilités et assumer à mi-temps le rôle de Coordinatrice régionale pour ce programme d'extension au niveau communautaire, de sorte que je puisse prendre soin de tous les arrangements professionnels, sélection et engagement du formateur compris.» «Comment l'agent communautaire atteindra-t-il les villages?» demanda M. Abador, un autre responsable de formation sanitaire. «Par autocar», répondit Mme Diara. «Les agents auront pour base les formations sanitaires et ils se déplaceront en autocar vers les lieux d'habitation des clientes. Nous devons prévoir un budget pour ces déplacements ainsi que pour les réunions trimestrielles au Service régional auxquelles ils devront tous assister. De plus, je les rencontrerai individuellement une fois par mois.» «Selon mon expérience», ajouta Mme Azizi, «les agents auront besoin de matériel educatif illustré pour être en mesure d'expliquer les choses aux clientes. Y avez-vous déjà pensé?» «Oui», répondit Mme Diara, «j'avais l'intention de commander un jeu de matériels éducatifs pour chaque agent et pour moi-même. Je projetais également de leur donner une mallette pour transporter le matériel et deux bloc-notes pour noter les informations recueillies lors des visites.» «Cela me paraît excellent», dit M. Al Fawas. «Nous souhaitions travailler sur le problème des abandons dans ma formation sanitaire depuis quelque temps. Quelle sera la durée de projet?» «Le projet pilote a été conçu pour une période de deux ans à partir de janvier 1995», expliqua Mme Diara. «A la fin de la première année nous ferons une évaluation à mi-parcours pour déterminer si nos activités sont conformes au plan de mise en oeuvre, et à l'échéance des deux ans nous aurons une évaluation complète pour déterminer l'impact de notre projet sur le taux de discontinuation. Le responsable de l'évaluation du Bureau central passera une semaine à travailler avec nous au cours de la première année du projet et deux semaines au cours de la deuxième. Je sais qu'il y a encore nombre de détails à discuter mais une fois que nous aurons assuré le financement nous pourrons nous réunir de nouveau.» «En vous basant sur votre expérience, M. Suleiman», s'enquit M. Abador, «quelles sont les chances pour que ce projet soit financé?» «Je pense qu'elles sont excellentes», répondit M. Suleiman. «Ce projet répond à un besoin évident dans cette région et, à mon avis, nous sommes bien qualifiés. Tout d'abord le personnel est vraiment très compétent. Mme Diara a récemment achevé une formation supérieure dans le domaine de la gestion des programmes. Le ministère a reconnu que cette région assure un bon suivi et établit des rapports précis. De plus, les gens au ministère n'ont pas oublié le succès obtenu il y a trois ans avec notre projet MST. En fait, quelqu'un l'a mentionné il y a deux semaines lors de la réunion des directeurs régionaux à laquelle j'ai assisté.» «Si vous êtes tous d'accord avec cette idée», poursuivit M. Suleiman, «Mme Diara et moi-même pourrions établir un budget pour le projet et rédiger une proposition, y compris un résumé de projet à soumettre au ministère.» Tous les participants manifestèrent leur accord. Plus tard dans l'après-midi, M. Mukasa réunit les informations préliminaires pour le budget afin que M. Suleiman et Mme Diara les utilisent pour élaborer leur projet. Ses notes préliminaires du budget contenaient des informations sur le coût et les rubriques budgétaires dont ils auraient besoin pour sa préparation.
3. En vous servant des notes de préparation du budget et des rubriques budgétaires fournies dans l'étude de cas, établissez un budget pour la première année du projet. En utilisant les informations présentées dans l'étude de cas, vous devez être en mesure de mettre au point un budget semblable à celui qui suit.
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Pour plus d'information en anglais, visitez:
|
Ressources en français: La Boîte à Outils du Manager de Santé | Salon de Lecture Questions? Remarques? Besoin d'aide? Contactez-nous à erc@msh.org |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||