La délimitation des différents niveaux de supervision, comme dans une chaîne de commandement, semble en théorie très claire; une personne est supervisée par une autre qui a plus de responsabilités, qui à son tour est supervisée par un supérieur hiérarchique. Dans la réalité, c'est rarement simple.
Le schéma ci-dessous illustre les lignes de supervision d'une infirmière en santé publique qui travaille dans un Ministère de la Santé au Lesotho. Elle n'en a pas un seulement, mais cinq superviseurs. Son superviseur le plus direct est le Médecin-chef régional (DISTRICT MEDICAL OFFICER) mais comme illustré dans la colonne de droite, elle est aussi sous l'autorité du Chef-infirmier-adjoint (DEPUTY CHIEF NURSING OFFICER), le Médecin chargé des services de santé de la localité (HEALTH SERVICE AREA MEDICAL OFFICER), le Directeur du département de Planification Familiale et Santé Maternelle et Infantile (division Santé Familiale du Ministère de la Santé) et le Coordonnateur du programme Elargi de Vaccination. Son superviseur réel, le Chef infirmier (SENIOR NURSING OFFICER) qui est de manière informelle responsable des affectations et promotions ne figure même pas sur l'organigramme officiel.
Le travail de l'infirmière en santé publique est complexe, non seulement à cause de la nature de toutes les personnes qui la supervisent, mais aussi de la multiplicité de ses rôles et du nombre élevé d'employés qu'elle supervise. Elle assume les fonctions de formateur, superviseur, administrateur, conseiller technique et consultant. Elle supervise directement le personnel de onze centres de santé ainsi que son propre bureau qui compte trois agents. Elle aide à la formation de soixante agents de santé dans les zones de services de santé ou les bureaux régionaux. En plus elle consulte et coopère avec un certain nombre d'organisations et de structures au Lesotho comme le montre la colonne de gauche.